Dimanche 22 Juin 2008: Fais pas un peu chaud là ??!!

Petite course du côté de chez mes parents prévu ce dimanche. Ça me fait bien plaisir d'aller courir sur mes terres d'origine, mon public sera là pour les encouragements.

Première merdouille en milieu de semaine avec la défection du coach NicNic suite à une tendinite à l'aine, qu'il lui faut soigner pour être d'attaque pour son prochain week-end d'entrainement avec son équipe de raid. Bon, ce n'est pas très grave, car de toutes façons, on serait juste parti ensemble, c'est qu'il est encore trop fort pour moi le gamin.

Bref, je suis seul à me lever ce dimanche matin à 6h30 pour bien me réveiller avant le départ de 8h30. Je me force à ingurgiter mon bol de céréales. J'ai vraiment du mal le matin avec la bouffe. J'en profite pour bien hydrater, car il fait déjà tiède dehors et le soleil a enfin daigné se montrer après presque un mois de temps bien humide. On n'en demandait pas tant d'un coup.

Départ à l'Arbresle sur le coup des 7h30. Je passe récupérer mon dossard (le 4), et vais tranquillement m'échauffer. La chaleur est déjà bien présente et je me dit que ça va être coton de gérer l'effort musculaire en plus de la température. J'avais beau m'y attendre, j'ai bien sous estimé l'impact de la chaleur sur mon petit corps malingre

90 personnes au départ, il n'y a pas trop de Kikourous. Tous les lyonnais sont partis sur les burons. Je file papoter avec l'ami Fimbur que j'ai vu arrivé du coin de l'½il. On compare nos sensations et nos incertitudes sur la météo. C'est clair que ça va être chaud.

Le départ est donné bien à l'heure et le peloton s'élance....tel un escargot en saison de rut. C'est bien la première fois où ça part aussi lentement que çà. Oula, je sens que tout le monde est bien inquiet sur la température. Rétrospectivement, je regrette de ne pas avoir sprinter comme un malade, juste pour avoir le plaisir de quitter le stade en première position

Enfin soyons sérieux, si c'est pour se faire prendre une mine de tout le peloton dans les 2mn suivantes....

Je laisse partir Fimbur à son allure, et je prends la mienne tranquillement. Premier constat au bout de 500m, il fait chaud. On est encore à l'ombre au départ, mais je sais pour avoir reconnu une partie du parcours quelques semaines auparavant qu'il y a beaucoup de chemins en plein soleil, ça promet. Au niveau de ma forme, j'ai accompagné Béné la semaine dernière pour sa préparation au TGV sur un petit 32kms avec 1900D+, et je suis à peine remis (le suis-je vraiment?). Bien optimiste au départ, je pensais finir entre 4h00 et 4h15, je commence à réaliser que ça va être dur, mais je n'avais pas encore tout vu.

Globalement, le parcours a un peu changé par rapport à l'année dernière, et il ne passe plus au Pélerat (chez mon tonton, dommage). On prend donc direction les granges basses, puis la Brulée, le bois des brosses et Mont Popey. Un petit coup d'½il au cardio confirme mes inquiétudes: 160 sur le plat, et je n'avance pas plus vite que d'habitude. Après la première petite montée prise à 175, j'ai la curieuse impression d'aller 20 coup plus vite que d'habitude. C'était pas prévu ça.

L'écart est déjà bien fait en montant sur le mont Popey. Je distingue Fimbur et quelques autres à quelques centaines de mètres devant moi. Je vais tacher de les garder en ligne de mire. Il ne doit pas rester grand monde derrière, mais je préfère ne pas me retourner pour vérifier, toujours garder bon moral.

La suite du parcours jusqu'au ravitaillement des Humberts se passe globalement bien (chaud, trop chaud). Le parcours est à l'ombre (pas assez), et on est un peu monté en altitude. Il fait plus frais (tout relatif), et il y a un petit vent qui compense un peu la chaleur excessive. J'ai doublé Fimbur dans une petite montée un peu plus tôt. Mis à part que ça tire un peu, il a l'air bien. Je l'abandonne donc lâchement à son sort pour continuer à mon petit rythme. En lisant son CR, les remords seront encore plus grand, so sorry...

Peu avant l'arrivée aux Humberts, je croise les enfants et mon bloc de supporters au détour d'une petite montée. Ça fait chaud au c½ur, une petite tape au passage et direction le ravito. Fouillouille, toute la famille est là aujourd'hui, il va falloir assurer si je veux jouer la star

J'avais pensé zibé les deux premiers ravito en emportant plus de flotte, mais finalement comme je bois bien plus souvent que prévu pour éviter les crampes et la déshydration, je préfère m'arrêter de partout. J'en profite pour doubler mon petit groupe habituel, et repart comme un malade dans la descente qui suit.

Montée, descente je gaze bien aujourd'hui...plat, faux plat, je suis toujours une vraie guenille...Mais bon, bon an mal an, je me force à avancer. Je rattrape deux participants dans la descente qui ont l'air d'avoir bien chaud. Ils me reprennent sur le plat qui suit, mais je finis par les décrocher dans la montée après le Mollon pour contourner le Crêt d'Arjoux.

A partir de là, je ne sais plus où j'habite. La chaleur est devenu insupportable. Il y a peu d'ombre, je n'en peux plus, j'avance pas, j'ai trop chaud. Je ne vois plus le bout. Le moral est bien enfoncé dans les chaussettes. Je ne suis même plus capable de dire par où, je suis passé. Le ravitaillement suivant arrive. Les supporters sont encore là, mais le c½ur n'y est plus. J'ai l'impression d'être un zombie, je m'accroche pour les enfants, mais l'envie n'est plus là.

Le ravitaillement suivant est encore pire, je vois bien que mon coach préféré est de plus en plus inquiet pour moi. La s½urette a grave les boules pour moi, c'est pour dire l'état dans lequel je dois être. Et c'est reparti pour un coup de cul. Le petit groupe que j'ai en visuel est à portée. Ils sont ensemble, et l'un d'eux a du mal avec les montées, ce qui me permet de rester au contact et même de les doubler. Par contre, je n'ai plus rien sur le plat.

Et encore un coup de cul, petit, à peine 100m, mais pentu, tellement pentu..... Le mec devant n'avance plus, et pourtant je vois bien ses jambes qui bougent, c'est quoi cet enfer ! Je me force à avancer, c'est dur, dur, dur, dur....

On arrive enfin au dernier ravito ensemble. Déjà trois heures de course, et encore 8 kilomètres à parcourir. Autant dire que les 4h00, ce sera pour l'année prochaine. Je rempli le camel vide, m'asperge abondamment, prends des tucs pour le sel, et c'est reparti à la poursuite de mes acolytes. Un quart d'heure après, je rajouterai un gel, qui me sauvera la mise. J'en n'ai pas envie, mais je me force à absorber cette masse chaude et glaireuse, le régal !!!!

Le parcours redescend, alors je me lâche un peu ce qui me permet pour la n-ieme fois de repasser mon groupe habituel. C'était plutôt des coureurs de plat ce qui explique ma facilité (toute relative) à les rattraper en montée et en descente. Le plus lent du groupe doit avoir encore du mal, car ils ne suivent pas, alors je déroule seul. Chaud, mal, courir......gaffe au marquage, car ça descend et je n'ai pas envie de remonter pour rien.Chaud, mal, courir......gaffe au marquage, Chaud, mal, courir......gaffe au marquage.

Et puis, le plat arrive, avec ces immenses lignes de goudron à peine ombragées. C'est long, j'ai chaud, je n'ai plus de jambes, et je me mets à marcher. Je n'en peux plus, j'en pleurerai presque. Et puis, je pense au CR de Blueb (en tout bien tout honneur bien sur ) de son dernier 24h00, je me mets à courir 50 pas, et puis à marcher 50 pas. Puis, je me dis que je pourrais courir entre 3 poteaux de téléphone et marcher entre les deux suivants. Et, finalement, que ça ne serait pas une mauvaise idée de courir entre les zones d'ombres, et de me reposer un peu au frais. Et miracle, les jambes reviennent, et le moral avec. Et, j'ai moins chaud. Je rattrape même encore deux coureurs. Et, je ne m'arrête plus, et enfin j'entre de nouveau dans la forêt. Je m'arrête un peu pour boire. Au fond, le coach est là avec l'appareil photo. Il est venu récupérer son frérot à la ramasse, trop heureux de le retrouver moins amoché que la fois précédente.

Il reste moins de 2 kilomètres, et je sais que je finirai la course alors je relance un peu. On est à l'ombre, ça va mieux. Les deux plus rapides de mon groupe de course finissent par me rattraper. NicNic me demande de les suivre pour travailler le fighting spirit, mais je n'en peux plus. Je pense que je l'ai bien bossé aujourd'hui. Ils attendaient leur copain, normalement ils auraient été bien loin devant. J'allonge la foulée quand même, ou est-ce une impression....

Le tour est bouclé en 4h13, donc finalement je suis dans mes temps, même si je suis un peu déçu de ne pas finir en dessous des 4h00. Globalement, quand je fais le bilan, le jour suivant, je n'ai pratiquement pas de courbatures. Statistiquement, j'ai couru beaucoup plus souvent qu'à mon habitude. Je crois que ça commence à venir. J'ai bien souffert, mais comme dit si bien Oizzo "No pain, no gain". J'ai bien compris le principe...

Je m'aperçois que je n'ai même pas fait une seule photo. J'espère que les autres petits copains sur les autres courses n'auront pas eu aussi chaud. Ça aura été un fameux week-end.

# Posté le mardi 24 juin 2008 15:02

Dimanche 15 Juin 2008: Petit tour dans le Vercors

Dimanche 15 Juin 2008: Petit tour dans le Vercors
A l'AAB du Pic St Michel, Béné avait lancé l'idée d'une sortie longue dans le Vercors pour sa préparation pour le TGV (Tour des Glaciers de la Vanoise, maintenant je sais ce que ça veut dire). Comme je n'avais pas réussi à me dégotter un partenaire pour le raid Grand Place de la veille (bande de dégonflés, va ;-) ), suite au désistement de NicNic (je t'en veux pas, va), j'avais répondu favorablement.

Pour l'histoire, un pote de boulot m'a finalement proposé le vendredi de faire le raid avec lui, mais comme je m'étais déjà engagé, j'ai refusé, non sans le pourrir copieusement (en rigolant, quand même...)

Bref, levé à 7h00 du matin pour prendre un bon déjeuner, et réveiller mon corps en douceur (nia nia nia), et finir la préparation du matos. Je prends 2 poches à eau de 2 litres au cas où (une avec poudre et l'autre nature) que je glisse dans mon raidlight avec un petit paquet de gel, des barres de céréales et l'appareil photo. Je glisse l'imper chaud dans le sac, et ajoute un coupe vent léger. Je suis prêt à affronter tous les temps.
Je prends les bâtons au cas où, mais je ne les utiliserai pas, finalement. Je rajoute des cartes IGN du Vercors, un protège-carte et une boussole, et c'est parti pour la promenade.
Arrivée à Lans vers 8h45, je passe devant chez Béné sans voir la maison. Un petit coup de portable, et je me refais situer l'endroit, sympa la maison...

J'ai amené un sac de cerises, que je n'ai pas eu le courage de faire en confitures...;-)

Béné n'est pas encore prête alors j'en profite pour lui dégueulasser un peu son intérieur avec mes chaussures sales (oupps, désolé...quel boulet). Une petite demi heure plus tard, après avoir comparé nos matos respectif, c'est enfin l'heure du départ. A moi, la grande mission de nous mener à bon port sur le parcours proposé par Patrick. Bon, globalement, ça suit des GRs, donc il n'y a pas de gros risques de se perdre.

Je fais donc coup double en orientant en courant, c'est trop bon.

On traverse Lans en Vercors (1000m) pour grimper sur la ligne de crête du massif entre Lans et Méaudre (Forêt de Jay) direction Croix de Jaume (photo ci dessus,1420m), puis Pas de Bellecombe (1636m), Pas de l'Ours (1649m), Charande (1709m), Pas du Tracollet (1648m).

Le temps est plutôt couvert, mais pas de pluie. Le parcours est bien sympathique, et peut se courir par morceaux. L'objectif de la journée est de faire du dénivelé, alors on ne force pas trop. La première partie montante est bouclée et on redescend par le GR qui fait le tour des 4 montagnes sur Engins. La partie quoique un peu casse-chevilles dans les champs et les cailloux du début laisse bientôt place à une route forestière bien roulante, où on peut enfin dérouler un peu. Ça fait du bien de relancer un peu la machine.

Petite pause flotte tous les 1/4 d'heures avec alternance pour ma part entre poudre et eau pure. Ravito tous les 3/4 d'heures, j'ai bien pris le rythme. Je suis bien le parcours sur la carte, le rythme me convient bien. C'est un peu plus lent que d'habitude, mais vu qu'on va loin....

Arrivés à Engins (827m), on traverse le barrage et remontée sur St Nizier du Moucherotte (1170m) par le Pas du Curé. C'est un drôle de petit chemin à travers bois qui monte vraiment très fort par endroits. A un moment, on se demande même carrément où est le chemin. Devant nous, il y a un défilé qui se rétrécit de plus en plus, super, on va faire de l'escalade...Et non, en fait, on n'a pas vu tout de suite que le chemin grimpe par des escaliers sur notre gauche. Ça grimpe même dur pour arriver à St Nizier, mais le pire reste à venir.

Un petit détour par la table d'orientation, et nous voilà parti pour l'ascension du Moucherotte (1901m) par le GR9. Je l'avais déjà fait plusieurs fois par ce côté, mais c'est dingue comme on oublie vite.....Les premières grimpettes commencent à peser sur l'organisme, c'est bien raide, mais Béné serre les dents et s'accroche. Elle arrive même à trouver de la ressource pour courir sur les 2/3 faux plats qu'il y a avant le sommet.

Enfin en haut ! On se dépêche de sortir les coupe-vents, car il y a comme d'habitude de bonnes rafales au sommet. On se pose près de la table d'orientation pour grignoter un bout, papoter un peu avant de repartir vers Lans. On en a fini avec les ascensions pour la journée, place à la descente.

Retour par le GR91 sur des chemins très roulants et plus accessibles à la montée que la partie que nous avons faite (très bien en VTT, dixit Béné). Puis, on bifurque par le sentier du tour des 4 montagnes et le Pas de la Tinette (1469m) avant de redescendre sur Lans. J'ai un peu de mal à suivre Béné dans la descente, c'est qu'elle carbure.....J'ai bien fait de ne pas forcer la dose en début de course, c'est que je commence à sentir mes mollets, moi...

La fin se fera sur la route, ce n'est pas le plus agréable, mais on n'a plus trop le choix, malgré un dernier petit chemin de traverse dégotté par Béné. Son genou ne lui fait pas trop mal, et nous rejoindrons son home sweet home en allongeant le pas.

Bilan: 7h15 pour entre 31 et 33 kms selon le GPS pour 1901m de dénivelé....AAAARRRRGGHHH, les 2000m ne sont pas atteint, objectif en sucette. On aurait du aller chercher le pic St Michel, mais bon la sortie était bien assez longue comme cà....pour cette fois.

Bien content de ce petit tour, vraiment très sympa, merci Béné (et Patrick pour le parcours) ! Ça pourrait presque être une idée de off Kikourou. Je me demande si je ne vais pas renouveler le week-end prochain (course du pays de l'Arbresle) l'expérience des 2 poches à eau (poudre/eau nature) à moitié remplie. Ça permet de ne pas être trop vite éc½uré du sucré, et pourquoi pas introduire un peu de biscuits secs salés à la place d'une barre de céréales.

Je crois que je referai ce petit parcours avec Nico, dès qu'il m'aura guéri cette vilaine tendinite à l'aine...allez au repos, frérot !

On discute un peu GPS, et Béné me montre SportTracks pour exploiter les résultats de son GPS. Trop bien, ca calcule le dénivelé à paritr de ton parcours et il y a même la possibilité de générer un profil du parcours et tout et tout. Je suis super enthousiaste, car avec mon Géonaute de m...., à part le tracé sous Google, on ne peut pas faire grand chose.

Et ben, pouic de pouic, mon GPS ne mémorise pas de temps avec les coordonnées GPS, donc SportTracks ne sait pas exploiter mes résultats, aaaarRRRRGGHHH....Il va falloir que je regarde le format des fichiers .gpx et que je fasse une moulinette en C pour rajouter les infos de temps pour enfin pouvoir faire autre chose que Google maps. Merci Déca......pour ce GPS pas cher, c'est vraiment pas cher, quoique trop pour ce que ça fait, finalement. Va falloir que je repense à ce Garmin 205 sérieusement...;-)

Retour à la maison sur le coup des 18h30. J'ai juste le temps de manger un bout, faire un brin de ménage, et au dodo avant les poules...;-)
# Posté le mardi 17 juin 2008 17:47

Samedi 14 Juin 2008: Confitures

Samedi 14 Juin 2008: Confitures
Une fois n'est pas coutume, il est enfin revenu le temps des cerises, et comme il ne fait pas trop mauvais ce week-end, je me décide à partir à l'assaut de mon arbre pour le délester de ses fruits.

Après avoir poser les 2 schroumphs à l'anniversaire d'un copain de Benjamin (Carole a réussi à s'incruster suite au désistement d'un convive), je m'équipe d'un panier et de mon échelle pour aborder mon ouvrage.

Pfffuuuu, que c'est long. Au bout de 3 h d'efforts continus, je parviens à ramasser à peu près tout ce qui peut l'être. Pour le reste, si vous avez des copains oiseaux (pas toi Seb), n'hésitez pas à leur filer l'adresse, ça m'évitera de passer une journée à ramasser les cerises pourries (et écrabouillées) dans le gazon.

Du coup, comme la récolte est imposante pour ma modeste constitution, je sors la cocotte pour les confitures.

Bref, la dégustation, c'est quand vous voulez...;-)
# Posté le mardi 17 juin 2008 16:29

Jeudi 5 Juin 2008: Passage de ceintures

Jeudi 5 Juin 2008: Passage de ceintures
Cours de judo spécial ce soir, avec remise de ceintures pour les petits champions. Carole aurait bien voulu ziber la cérémonie, pour aller chez une de ces copines, mais pas de bol, personne n'était disponible.

Résultat, elle amène de la lecture, et finira par faire la photographe, ce qui lui permettra de ne pas voir le temps passé.

Benjamin décroche sa ceinture jaune-orange haut la main, avec cependant un petit bémol sur son agressivité en randori. C'est vrai que pour ce que j'en ai vu, il papotait plus qu'il ne combattait ;-)
# Posté le jeudi 05 juin 2008 16:38

Mercredi 4 Juin 2008: Jarrie dernière manche du challenge grenoblois de CO

Mercredi 4 Juin 2008: Jarrie dernière manche du challenge grenoblois de CO
Ça faisait quelque temps que Nico m'avait parlé de ce challenge, mais avec les enfants une semaine sur deux, je n'avais pas pu m'inscrire avant cette dernière manche. Bon, il faut bien le dire, je ne suis jamais trop rassuré de devoir me gérer tout seul face à la carte, et le temps n'était pas terrible. Tous les ingrédients étaient réunis pour me trouver une bonne excuse pour ziber....;-)

On devait se retrouver à Jarrie avec Nico et Carine, mais cette dernière a eu un empêchement professionnel de dernière minute (elle me pique mon idée de zibe en plus...;-) ). C'est donc à deux que nous allons nous inscrire pour le parcours A avec 44 balises:

P: "C'est que j'aurais bien fait le B (27 balises), moi, je le sens pas trop le A"
N: "Mais non, c'est cool. C'est super facile"
P: "Ah bon, tu crois ?"

Je me laisse donc convaincre de faire le A avec un peu d'appréhension. Nous sommes en tenue, prêt à partir. Nico part le premier et je le suis à une minute. J'ai un peu de mal à orienter la carte. Je ne trouve pas le triangle de départ, et le compte à rebours est presque fini......Arghhhh

Heureusement, j'ai vu où partait le coach, alors je copie bêtement, et fini par voir où je me trouve sur la carte. Je lit mal la carte, mais comprend assez vite, que la première balise n'est pas celle que je croyais. Ça commence bien. En plus, le coach n'est plus en vue, alors du calme et au boulot.

Je fini par bien prendre le pli, j'oriente à peu près comme il faut, et n'ai pas trop de difficultés à enchainer les postes les uns après les autres. J'ai bien écouté les conseils de Seb, et lorsque j'arrive à une balise, je sais déjà comment je pars pour prendre la suivante. La carte est bien pliée dans ma main, et je suis mes déplacements au fur et à mesure en courant.

Tout n'est pas encore parfait. Je perds un peu de temps avec la prise de balise, car on poinçonne sur la carte, et du coup, je perd le fil à chaque fois. En plus, j'ai mis la carte dans un plastique, et j'en sors un bout pour poinçonner à chaque fois, ce qui me fait encore perdre du temps pour la remettre. Nico m'expliquera qu'il poinconnait à travers le plastique, quel balot, je fais (je ne voulais pas abimer moi).

Je grille un ou deux mecs par ci par là. Pourtant avec le pic St Michel, ce week-end, les jambes ne sont pas trop là, mais elles ne me font pas mal, donc tout va bien.

Je fais jeu égal avec deux gars, qui courent comme des fous, mais orientent comme des huitres. Je finis toujours par les rattraper sur la balise avec des trajectoires plus rectilignes. Tiens, voilà l'ami Kéké, qui m'a bien pourri lors du pic en me traitant de maillon faible des NicNic brothers. Il n'a pas tout à fait tort, mais j'ai une bonne chance de prendre ma revanche ce soir, l'orientation c'est pas trop son truc.

Je me fais poser par un des deux mecs, et finit par poser l'autre. Le reste de la course se fera donc en solo. Les montées sont un peu dures, mais je me force à courir le plus possible, et prends des trajectoires moins dans le pentu. Je croise un ancien collègue de ST, comme on va plus ou moins dans la même direction, on papote un petit coup avant de repartir vers nos balises.

Un petit problème pour trouver la balise 37, à cause du code couleur des cartes de CO. Je croyais la chercher dans la prairie, alors qu'elle était en forêt: erreur de débutant. Je réfléchi 2 minutes, compare les points caractéristiques à la carte pour comprendre mon erreur, et vite la trouver. Les autres seront sans difficultés. La première carte étant complète, je récupère la seconde à l'accueil, et c'est reparti.

Pas trop de souci sur celle-ci. Sans doute la chance du débutant, je tombe sur les balises presque trop facilement, même sur des longs poste à poste. Je chipote encore un peu sur le poinçonnage, mais je trouve que je me débrouille plutôt bien. Je fais bien gaffe à aller au plus direct, et ça paye, je sens bien les balises.

Retour au début une dernière fois pour prendre une troisième carte. Je pars sur ma première balise. Zut, c'est pas le bon numéro, c'est la dernière. Ah oui, la mienne est derrière le fourré. Je commence à fatiguer, il faut faire plus attention. Et c'est reparti, doigt sur la carte bien pliée pour pouvoir la lire en courant. Je mémorise la définition du poste et le numéro. Ça commence à rentrer. A la troisième balise, je croise le mec que j'avais posé. J'ai une sacré avance maintenant, comme quoi vaut mieux savoir orienter que courir vite (en plus ça m'arrange).

Le reste du tour est assez facile. Je merde un petit coup après la 76. Je pars sur la 79 croyant aller sur la 77. Je m'en aperçois assez vite, et fait demi-tour. Si j'avais orienté seulement à la balise suivante comme je faisais avant, j'aurais été bien embêté. Je ne perd qu'un peu de temps à faire marche arrière, et prend très vite les dernières balises en rattrapant 2 gars. Je plante le premier en partant immédiatement sur la dernière. Je sais où elle est, puisque c'était la première que j'avais vu. Je suis doublé en trombe par le second gars, mais comme il ne sait pas où il va, on arrive ensemble sur la balise.
Le poinçonnage est folko, on est tellement pressé de finir avant l'autre, qu'on n'y arrive pas. Je me calme avant lui et part en trombe pour le griller sur la ligne sous les encouragements de Nico et du Kéké.

1h06 de course pour 8,4 kms (contre 6,6kms indicatif, soir 27% de plus, pas mal). Je rends 10 mn à Nico, mais je fais 10 de mieux que le Kéké, contrat rempli ;-)

Je suis super content, je n'ai pas vu le temps passé, et je me suis bien amusé. Entre les 2-3 minutes perdues sur la 37, la minute perdue pour la 76, les secondes perdues sur le poinconnage (3-4s x 44 balises=3-4 mn), et les jambes pas trop en forme, je pourrais bien finir par aller chatouiller le frérot.

On se change, avant d'aller grignoter un bout. Nico passe un coup de fil pour inviter Seb et Carine à diner chez lui, et on rentre à Grenoble. Vivement la prochaine, c'est trop sympa la CO.

P.S. Pour l'exploitation des résultats du GPS, j'ai préféré laisser tomber ;-)
# Posté le jeudi 05 juin 2008 16:25